La transhumance politique : une honte pour la démocratie sénégalaise !

yero guisse

Cinq (5) ans après la deuxième alternance politique incarnée le Président Macky Sall, la République est aujourd’hui secouée par des pratiques politiciennes à la limite honteuses qui n’honorent pas la Démocratie et la République. Au lendemain de son accession à la magistrature suprême, le Président Sall avait promis au peuple sénégalais un gouvernement de rupture basé sur le retour des valeurs et le bannissement des pratiques anciennes. Aujourd’hui beaucoup d’eaux ont coulé sous les ponts…

La scène politique sénégalaise est polluée par le phénomène de la transhumance politique qui, loin d’être une bonne stratégie reste la principale distraction de certains hommes politiques. La transhumance politique apparait donc comme étant une action opportuniste des « animaux politiques » à la recherche d’une nouvelle élite. Le transhumant politique est motivé par les privilèges et prestiges du pouvoir ou par un souci d’échapper aux poursuites judiciaires en contrepartie d’une adhésion et d’un soutien politique.

Au Sénégal, certains hommes politiques méconnaissent le sens de l’Etat et de la politique au point de plonger parfois le pays dans une campagne électorale sans précédent. La transhumance politique a aujourd’hui crée des « animaux politiques » qui pensent qu’ils peuvent changer les données politiques à travers des combinaisons purement politiciennes. C’est pourquoi on assiste à une disparition de l’éthique et de la morale politique. Notre démocratie doit se manifester par une liberté d’opinions garantie par les partis politiques mais également une opposition politique digne et respectable qui aura pour rôle de contrôler l’action gouvernementale.

La perte des valeurs éthiques et démocratiques au sein de la classe politique sénégalaise fait que la transhumance politique demeure un véritable goulot d’étranglement à l’évolution de notre jeune démocratie. Et cela portera gravement atteinte à l’image de notre démocratie.

Les soi-disant retrouvailles entre ennemis d’hier et amis d’aujourd’hui sont une preuve que la crise des valeurs est profonde dans notre pays. La recherche du pouvoir et de la place a malheureusement pris le dessus sur les principes et les idéologies qui doivent fonder le caractère éthique de nos hommes politiques. Mais  Joseph de Maistre avait raison de dire que « toute nation a le gouvernement qu’il mérite »

Yéro Guissé

http://www.yeroguisse.org

 

 

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décembre 30, 2017

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