Revoir le service public de santé au Sénégal

La politique de santé trouve son fondement dans la Constitution Sénégalaise qui garantit le droit à la santé en son article 8 et dispose en son article 17 que «…L’Etat et les Collectivités publiques ont le devoir de veiller à la santé physique et morale de la famille et, en particulier, des personnes handicapées et des personnes âgées. L’Etat garantit aux familles en général et à celles vivant en milieu rural en particulier l’accès aux services de santé et au bien être… ». La politique de santé reste basée sur les soins de santé primaires et prend en compte les engagements internationaux du Sénégal vis-à-vis des organisations sous régionales, régionales et mondiales en matière de santé dont les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)

L’affaire d’Aïssatou Diallo, la fillette de 12 ans qui a succombé à une hémorragie à l’hôpital de Pikine, doit  pousser les autorités de santé à renforcer le service et mettre davantage l’accent sur la prise en charge des cas d’urgences et les personnes démunies.

La précarité est l’incapacité des individus à jouir de leurs droits fondamentaux, en particulier dans le domaine de la santé. Malgré les efforts du gouvernement notamment la Couverture Maladie Universelle(CMU), la situation sanitaire des personnes précaires et pauvres est de plus en plus préoccupante. Le problème épineux des ressources humaines s’ajoutent des difficultés liées à l’organisation et au fonctionnement des systèmes de santé, au financement des systèmes de santé, à la prestations de soins de qualité et à l’accès aux médicaments de base. Tous ceci ayant un impact désastreux sur la population notamment les plus pauvres qui n’arrivent plus à bénéficier de soins de qualité permettant d’obtenir une santé optimale.

Protéger la santé, c’est à dire le bien-être de chacun est non seulement l’honneur et le devoir d’une nation, c’est aussi garantir sa richesse par la protection du bonheur d’être en bonne santé, par la préservation de la capacité de chacun à travailler et par le développement de services et de productions que la santé représente.

L’Etat a donc l’obligation de veiller à une bonne santé des populations mais aussi et surtout renforcer le service public de santé. Ce qui s’est passé à l’hôpital de Pikine doit inspirer les établissements publics de santé à mieux prendre en charge les enfants et les personnes pauvres.  

.Yéro Guissé

yeromamadouguisse@gmail.com

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octobre 18, 2017

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