Rapport N°2 du Monitoring de la violence en période électorale (Source Gorée Institute)

Rapport N°2 du Monitoring de la violence en période électorale (Source Gorée Institute)

L’élection reste un instant majeur dans une démocratie. Elle confère une légitimité à une équipe pour une durée bien déterminée, permet aussi de revivifier le sentiment d’appartenance nationale et de donner à la citoyenneté toute sa réalité.

La synergie de tous les acteurs du processus est indispensable pour donner à l’élection toute sa réalité cyclique. Parmi ces acteurs figure la société civile qui doit adopter une posture de neutralité, gage entre autres de renforcement des principes démocratiques. Les violences électorales en Afrique sont à l’origine de nombreuses dérives et de conflits affectant surtout les femmes et les enfants.

L’expérimentation du projet démocratique et l’inventaire fait, suite à l’organisation de plusieurs consultations électorales à travers l’Afrique, renseignent sur les difficultés que rencontre la plupart des Etats africains à organiser un scrutin selon les standards internationaux sans des dysfonctionnements relevés à certaines ou plusieurs étapes du processus.

Le Sénégal malgré plusieurs sursauts citoyens ayant permis de réaliser des alternances, reste une démocratie à acquis fragiles. De même, ces sursauts citoyens ont été acquis dans un contexte souvent conflictuel. Les violences électorales ont caractérisé le scrutin présidentiel de 2012. Entre 2012 et 2017, plusieurs scrutins ont été organisés (élections locales, élections législatives) ainsi qu’une consultation référendaire, toutes émaillées de difficultés et de controverses tant du point de vue organisationnel que du point de vue de la définition et du respect du cadre juridique.

Au lendemain du scrutin législatif, la distribution imparfaite des cartes d’électeurs de même que l’offre infrastructurelle défaillante sont une des raisons perçues comme principalement cause d’irrégularités de ces élections. Des perspectives d’une élection présidentielle à tension s’ouvrent en 2019. En effet, plusieurs facteurs le prouvent : la loi sur le parrainage, le débat autour du mandat prolongé à la suite du référendum, la rupture du dialogue politique, etc. Autant de facteurs qui, avec le temps, iront en se renforçant car les positions sont de plus en plus tranchées à l’approche des rendez-vous électoraux.

L’observation et le monitoring électoral, dans un contexte de consolidation de la démocratie, participent à renforcer l’intégrité électorale, à renforcer la confiance des citoyens, à réduire le risque de conflit autour des élections. Le monitoring de la violence électorale, organisé par le Gorée Institute, dans le cadre du projet Synergie Citoyennes pour les Elections Crédibles et Apaisées de 2019 au Sénégal, vise à renforcer la capacité des acteurs de la société civile par la prévention et l’atténuation des violences électorales. Il est donc question de documenter la violence électorale au Sénégal. 

Voici le 2ème rapport du monitoring de la Violence

http://goreeinstitut.org/index.php/ressources/nos-publications/rapports-communiques/36-rapport-2-monitoring-de-la-violence/file

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Yero GUISSE

Blogueur, Activiste, Rédacteur Web et Entrepreneur, Yéro GUISSE est un jeune Sénégalais passionné des nouvelles technologies et des nouveaux médias. . J'essaie à travers ce blog d'apporter mes idées et mes contributions sur la marche de mon pays. Je suis pour un Sénégal des valeurs.

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