Rétrospectives – 2020, une année pandémique !

Le 31 décembre 2019, qui aurait cru durant les festivités de l’approche du nouvel an que trois mois plus tard la marche effrénée du monde connaîtrait un break ? Des frontières fermées, des liens familiaux ébranlés, des centres de traitement entièrement occupés et plus de 1,5 million de morts dans le monde. La Covid-19 a marqué 2020 de manière sévère et inattendue. La seule expression – conseil avisé – qui ait transcendée les frontières, forcée les portes et remplie les médias est la suivante : rester chez vous. Elle a été la chose la plus lue, et partagée dans le monde.

Rester chez soi pour éviter d’être contaminé mais aussi rester chez soi pour préserver ses proches. Le confinement partiel ou total a rythmé le quotidien de tous les pays du monde entier.

Le début du chamboulement

Tout est parti de Wuhan, en mi-novembre 2019. La pandémie est apparue dans la grande ville de la province chinoise du Hubei avant de s’étendre comme une fumée toxique. Avant même que le reste du monde ne prenne conscience de la situation, les cas importés se disséminent dans les différents Etats. L’Europe en prend plein surtout l’Italie. Elle comptabilise plus d’un million de cas et près de 65 000 décès. La France non plus n’est pas épargnée. Le Sénégal comptant plusieurs ressortissants dans ces pays a commencé à se préparer. Les campagnes de communication et de sensibilisation se mènent dans les médias.

Le 2 mars, le pays fait face à son premier cas déclaré de covid-19. Une psychose s’en suit… Un couvre-feu est instauré le 23 mars suppléant l’état d’urgence. Les rassemblements sont interdits, forçant les cérémonies à une forte intimité. Le masque s’impose comme le nouvel accessoire de mode. Les réaffectations budgétaires sont établies et le fonds force covid-19 est mis en œuvre.

Le gouverneur de Dakar réquisitionne des hôtels de la capitale afin d’en faire des lieux d’isolement de cas contacts. L’armée aussi met à la disposition de l’Etat un centre d’accueil de malades asymptomatiques. En août, les principaux centres de traitement étaient occupés à près de 80%. L’hospitalisation à domicile est ensuite suggérée.

Les chasseurs de virus…

La lutte contre la Covid a permis l’émergence de figures fortes dans le domaine médical notamment le professeur Moussa Seydi. Chef de la cellule des maladies infectieuses à l’hôpital Fann, Moussa Seydi est un infectiologue dont le combat contre le coronavirus est salutaire. Il a été pourvoyeur de beaucoup d’informations sur la maladie et son traitement. Il a participé à l’éveil des consciences sur ce qu’est le coronavirus.

Le Docteur Aloyse Diouf du ministère de la Santé et de l’Action sociale et le ministre Abdoulaye Diouf Sarr ont été très engagés dans la lutte contre le virus. Puis, la directrice de la Santé, Marie Khemess Ndiaye Diouf également a tenu de forts discours de sensibilisation sur la Covid de même que le médecin Abdoulaye Bousso, directeur du Centre des opérations d’urgence d’urgences sanitaires (COUS). Ces personnalités phares ont été épaulées par tout le personnel médical – les premières lignes – qui a montré un engagement sans faille depuis mars 2020.

En plus de ces personnalités du domaine médical, d’autres citoyens ont porté le combat contre le virus. Il s’agit pour la plupart de patients guéris de la Covid-19. Ils ont décidé de porter le combat contre la stigmatisation.

Regain de la maladie

Les cas s’enchaînent et 10 000 cas avec près de 300 décès sont notés. Comme après une course intense, le virus s’est octroyé une pause. Le vent du relâchement soufflant partout, le pays revit et respire à la fin de l’hivernage. De ce fait, durant le mois de septembre et d’octobre jusqu’en novembre, le nombre de cas chute considérablement. On dénombrait moins de 10 cas par jour, mais depuis début décembre, la mal est de retour.

La lecture des communiqués quotidiens montre une augmentation brusque du nombre de cas : près de 100, en moyenne. Ainsi, le Sénégal est entré dans sa seconde (ou deuxième, l’histoire nous édifiera) vague de Covid-19. Les autorités remontent au créneau et interdisent à nouveau les rassemblements et prescrivent le port du masque.

Le remède de l’espoir

Il y a lieu de s’interroger sur l’avenir du virus. Il ne semble pas avoir livré ses dernières armes dans cette longue lutte contre les humains. Le vaccin annoncé est en train d’être administré en Grande-Bretagne, aux Usa et en France. L’OMS n’a cependant, pas encore, homologué de vaccin. Le Sénégal espère ses premières doses en mars 2021, soit un an après avoir détecté le premier cas.

Des remèdes, des pays en ont proposé. Le Madagascar a vanté son Covid Orgnacis à base d’artmésia dans la lutte contre la Covid, le professeur français en médecine, Didier Raoult, a plus que plébiscité la Chloroquine.  Au Burkina Faso, l’apivirine, un anti-rétroviral contre le VIH a même fait l’objet d’essais cliniques. Les limites de ces propositions étant montré, le vaccin reste la seule arme contre ce virus puissant.

Coronavirus, mais pas que…

Par ailleurs, le coronavirus n’est pas le seul malheur de 2020. Au large des côtes sénégalaises, une maladie cutanée « mystérieuse » s’est déclarée chez les pêcheurs. De gros boutons, des plaies et des rougeurs sur les parties du corps caractérisent cette maladie dont l’origine est encore méconnue. Des prélèvements auraient été envoyés en France pour une étude méticuleuse de la pathologie inquiétante.

Ces deux phénomènes se sont greffés à la longue liste des maladies que le Sénégal combattait depuis des décennies. Le cancer, le paludisme, le Sida, les maladies tropicales négligées, autant de pathologies qui animent toujours l’actualité sanitaire et dont les retombées sont particulièrement lourdes.

Fusse 2021 soit une année de remède !

Le Soleil

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Blogueur, Activiste, Rédacteur Web et Entrepreneur, Yéro GUISSE est un jeune Sénégalais passionné des nouvelles technologies et des nouveaux médias. . J'essaie à travers ce blog d'apporter mes idées et mes contributions sur la marche de mon pays. Je suis pour un Sénégal des valeurs.
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